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Les origines...

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Deville est bourg très ancien, puisque son nom -Diville ou Divilla- figurait déjà dans les divisions ecclésiastiques établies au 7ème siècle. Il appartenait au doyenné d'Arches.

Au 9ème siècle, le bourg dépend du chapitre de Braux. Son nom figure, en 1306, sur le plus ancien registre de l'Eglise de Reims. Au concordat, il appartint au doyenné de Monthermé, avec Laifour pour annexe.

Les hameaux de "Thyot" et de la "Grande Commune", alors écarts de Monthermé, furent annexés à la paroisse de Deville en 1681.

Sur le plan seigneurial, Deville semble appartenir, jusqu'à la fin du 16ème siècle, au  Marquisat de Montcornet.

En 1158, Pierre de Montcornet accorde aux moines de Signy, la libre navigation sur la Meuse à Deville, mais ce n'est réellement qu'au 16e siècle que l'on peut attester de la dépendance de Deville au Marquisat de Montcornet. En effet, le 3 août 1546, Charles de Croï, seigneur de Montcornet, voulant favoriser Deville, l'une des communes les plus pauvres en sa possession, lui accorde un triage particulier dans ses bois, à raison d'un arpent* par habitant.

Les anciens seigneurs de Montcornet jouissaient à Deville du "droit de vinage" sur la Meuse, c'est à dire d'un impôt perçu au profit du seigneur pour le transit des marchandises qui traversaient ses terres.

Le 27 décembre 1578, la Maison de Croï, ruinée, vend son marquisat au seigneur de Saint-Vrain (Marne).A la mort de ce dernier, sa fille Claude, par son mariage avec César d'Epinoy, lieutenant général du Rethélois, apporte ses terre en dot. Deville devient alors propriété de cette maison.

En 1674, Charles de Gonzague, Duc de Nevers, qui avait racheté ce domaine, le revend au Duc de Mazarin.

Les terres sont redevenues, ensuite, propriété des d'Epinoy...

Une descendante de César d'Epinoy, anne épouse J.Canel, seigneur de la Mothe-les-Renwez. Deville appartient alors à cette maison.

Une fille issue de cette union, Aimée-Claude, épouse en 1739 le chevalier Fréderic de Salse. Deville, qui fait partie des terres apportées en dot, passe à la maison de Salse qui en restera propriétaire jusqu'à la Révolution.

Toutes ces seigneuries qui régnèrent sur Deville jouissaient des droits de péage sur la Meuse, droits de vinage, droits de pêche, droits sur les ardoisières, les forges, etc...et sans doute aussi sur les moulins. Toutes ces charges étaient supportées par les habitant de Deville qui étaient "taillables et corvéables à merci".

Deville, à cette époque, était d'une pauvreté extrême.

Vers la fin de 1670, Deville avait connu une terrible incursion des Espagnols, alors en garnison à Charlemont. Le bourg fut brûlé, ainsi que les archives locales. Les habitants des villages voisins vendirent 60 arpents de leurs bois pour aider ceux de Deville à reconstruire leurs maison. L'église fut incendiée avec le village. Louis XIV, à des fins militaires, la fit rebâtir à ses frais et y installa une garnison. Mais en 1708, les soldats de la dite garnison y mirent le feu accidentellement. Réparée en  1725, elle fut de nouveau détruite en 1789. L'édifice actuel date de 1790. Comme dans bien des localités de la vallée, le cimetière, autrefois, entourait l'église. Il fut déplacé à plusieurs reprises, aurait occupé jadis l'emplacement des Ets Curry (d'après les archives, lieudit appelé "la grande terre").

 

DEVILLE, US ET COUTUMES...

La plus ancienne ardoisière qui donna du travail aux Devillois fut celle de "St Louis", située sur le territoire de Monthermé ( le territoire de Deville s'étend exclusivement sur la rive gauche de la Meuse, la rive droite appartenant à Monthermé et à Revin). Cette ardoisière serait l'une des plus anciennes des Ardennes, ouverte au temps de Louis XI, d'où son nom.

Selon une croyance populaire, un souterrain partirait de cette ardoisière, passerait sous la Meuse pour aboutir de l'autre côté du fleuve... Elle aurait eu primitivement pour concessionnaires, les Chatreux du Mont-Dieu.

Les autres anciennes ardoisières étaient : "St Barnabé", La Carbonnière", à laquelle M.Carbon, de Charleville, qui l'exploitait donna son nom "St Dominique",  qui a cessé ses activités en 1847 et "St Jean L'espérance ou St Maurice" à l'emplacement des Ets Cury aujourd'hui disparus. Enfin, l'ardoisière "Terre  Rouge" qui avec St Barnabé, auraient été les deux dernières en activité.